Les centres de sauvegarde de la faune sauvage

Centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage

 Volières du CSFS de Mieussy (74)                                            Photographie Jacques Nicolin


Les centres de sauvegarde sont des établissements privés ou associatifs. Une quarantaine d’entre eux répartis sur toute la France travaille en réseau au sein de l’Union Française des Centres de Sauvegarde. En Belgique les centres de soins s'appellent Centres de revalidation et en Suisse, ce sont les Stations de soins.


Mission

La vocation des centres est l’accueil exclusif d’animaux issus de la faune sauvage, en situation de détresse dans l’optique de leur réinsertion finale en milieu naturel.


Législation

L’arrêté du 11 septembre 1992 (J.O. nº 219 du 20 septembre 1992) définit les règles de fonctionnement des centres de sauvegarde. Le fonctionnement d’un centre repose sur son responsable qui anime et dirige une équipe qui dispose des compétences biologistes et naturalistes indispensables à l’identification, aux soins et à la préparation au relâcher. Le responsable doit être titulaire d’un certificat de capacité délivré par une commission départementale en fonction des compétences du pétitionnaire et de la pertinence de son projet. Ainsi si la majorité des centres accueillent essentiellement des oiseaux, cependant quelques-uns sont habilités à accueillir des mammifères. C’est le cas par exemple du centre de Picardie Nature qui recueille les phoques ou encore le centre Athenax qui soigne les Lynx.

Ces établissements sont soumis à autorisation d’ouverture délivrée par le préfet du département d’installation. Cette autorisation prend en compte la nature et la qualité des installations, leur destination et leur conformité avec le texte de l’arrêté, les règles d’urbanisme et le règlement sanitaire départemental. Les centres sont ensuite sous le triple contrôle de la Direction Départementale des Services Vétérinaires, de la garderie de l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage et des services des Douanes.


Fonctionnement d’un centre

Les centres disposent d’une infirmerie pour les premiers soins, d’une nurserie pour les couvées et les poussins, de locaux ou de box de convalescence pour les soins post-traumatiques, de volières aux parois aveugles de dimensions et aux équipements divers permettant une rééducation sereine et progressive, et enfin de grandes volières pour la réadaptation au vol où les oiseaux pourront reconstituer une masse musculaire suffisant à leur autonomie ou bien encore acquérir ou retrouver les mécanismes comportementaux indispensables à leur survie en nature. Ces grandes volières sont recouvertes de filets et non de grillages afin que les oiseaux ne se blessent pas en les heurtant.

Les centres doivent pouvoir à tout moment justifier de la provenance et du devenir des animaux en soins. Le passage de l’animal sera obligatoirement notifié dans des registres administratifs légaux à la disposition des agents chargés des contrôles dans ce domaine (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, Douanes, Services Vétérinaires, Office National des Forêts, Police, Gendarmerie).

Après leurs convalescences, tous les oiseaux transitant par les centres repartent munis d'un cadeau d'adieu : une splendide bague du CRBPO pour son suivi et son éventuelle identification ultérieure et ce, dans le cadre d'un programme UNCS agréé. Ce marquage permet d'obtenir des résultats sur la survie après le passage dans les centres et sur les éventuels déplacements migratoires. Les reprises effectuées dans les trois semaines (20 % des cas), sont majoritairement des échecs. Celles ayant lieu plusieurs années après sont considérées, à juste titre, comme des succès.

Les centres affiliés à l’UFCS accueillent chaque année plus de 13 000 animaux et permettent le retour en nature de 41 % d’entre eux. Ainsi les animaux présentant des blessures trop graves peuvent mourir après leur arrivée au centre ou même être euthanasiés par le vétérinaire, lorsque les blessures sont trop importantes pour permettre le rétablissement de l’animal dans de bonnes conditions. Certains oiseaux admis peuvent être aussi soignés, mais pas relâchés s’ils ont été victimes de l’imprégnation due par une trop longue cohabitation avec l'homme.

Un dernier point très important, dans certains cas très précis, en collaboration avec le F.I.R. et dans le cadre de programmes agréés par le Ministère de l'Environnement, des espèces particulièrement sensibles peuvent bénéficier d'un programme de reproduction en captivité afin de renforcer les populations sauvages. Mais c'est évidemment une solution de dernier recours très délicate à mettre en place. La protection des espèces, vous le savez tous, passe en premier lieu par la protection des milieux et il ne suffit pas de relâcher n'importe quoi en n'importe quelle quantité et n'importe où pour obtenir des populations saines et stables ! Réjouissons-nous alors du travail effectué par l'UNCS en ce qui concerne l'Aigle de Bonelli, le Vautour moine et la Chouette chevêche.

Contacter un centre de sauvegarde

De part leur fonctionnement en majorité bénévole, les centres de sauvegarde ne sont pas toujours facile à joindre. Dans ce cas laissez un message avec votre nom, numéro de téléphone, lieu de résidence et type d'animal recueilli, afin qu'ils puissent vous rappeler.

Généralement, ils ne sont accrédités que pour certaines espèces, en plus ils peuvent être éloignés de votre domicile, toutefois n'hésitez pas à les contacter, ils pourront vous aider à trouver une solution et vous prodiguer des conseils vis à vis de l'animal que vous avez recueilli.

Comment venir en aide à un centre de sauvegarde ?

Donner un coup de main à son centre de soins, c'est très important, car le fonctionnement d'une telle structure repose sur du bénévolat et ne génère pas d'argent, au contraire. À ce propos, précisons que ces centres ne sont pas des voleries et ne sont pas ouverts au public, afin d’assurer une tranquillité absolue aux convalescents.

Liens externes

• Arrêté du 11 septembre 1992 : Legifrance.gouv.fr

• Certificat de capacité : www.aceand.com

• CSFS de Mieussy : CSFS-Mieussy

• CSFS : Site de l'association

• LPO : Oiseaux en détresse

• CSFS Athenas : Athenas

• CSFS Picardie Nature : Picardie Nature

• Liste des centres belges : www.protectiondesoiseaux.be

• Liste des centres suisses : www.birdlife.ch

• Liste des centres canadiens : www.oiseauxquebec.net

 

 

Les oiseaux blessés

Transporter un oiseau blessé




Il est important de savoir, que la loi interdit la possession d'un animal sauvage, aussi vous ne devez pas garder chez vous un animal blessé.

• En attendant de le porter l'oiseau dans un centre de soins, mettez-le dans une boîte en carton, car la plupart des oiseaux se calment dans l'obscurité. Faites quelques trous dans la boîte afin que l'oiseau puisse respirer. Le carton doit être aéré, mais sans grandes ouvertures. Ouvertures par lesquelles on ne regarde pas ! Recouvrez la boîte d'une étoffe et gardez-le dans une pièce à une température de 20°C au maximum. Il faut toujours prévoir quelque chose au fond du carton pour que les oiseaux s'agrippent afin d'éviter la fatigue : tissus épais, papier journal, Sopalin.

• Ne jamais utiliser de cage en grillage ou à barreaux, elle peut provoquer des blessures. Par contre, vous pouvez aussi utiliser une cage plastique comme celles utilisées pour le transport des chiens ou chats. Couvrez la cage plastique avec une étoffe, pour que les oiseaux se calment dans l'obscurité.

• Les oiseaux à grandes pattes comme les hérons seront transportés couchés afin d'éviter le stress.

• Acheminez l'oiseau vers un centre de soins, ou trouvez une personne qui pourra le faire.

• Si vous devez transporter un animal sauvage, chez un vétérinaire ou dans un centre de sauvegarde, sachez que le fait de prévenir le responsable du centre de sauvegarde, le vétérinaire, la direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF) ou le service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vous exonère de tout soupçon de braconnage en cas de contrôle de gendarmerie. D'autre part, dans le cas des chauves-souris, la direction départementale des services vétérinaires (DDSV) doit être prévenue...

 

 

CSFS

Adresses des centres de soins pour oiseaux blessés

Effraies des clochers - CSFS de Mieussy (74)                           Photographie Jacques Nicolin


Appel aux dons pour le centre de sauvegarde de Millau


En France les soins pour les oiseaux sauvages blessés se font au sein des Centres de sauvegarde. La grande majorité des centres français sont regroupés au sein de l'UFCS. Cependant vous trouverez aussi des centres indépendants dans certaines régions.

Pour la Suisse (appelés souvent Station de soins) et pour la Belgique (appelés centres de revalidation), consultez les liens externes en bas de page.

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France




Liste des centres de sauvegarde adhérents de L' U.F.C.S.

L' Union Nationale des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage (U.F.C.S) a pour but de récupérer les animaux sauvages blessés, malades, mazoutés pour les soigner en vue de les relâcher dans leur milieu naturel. De plus il collecte les causes d' accueil et il collabore à des programmes nationaux de réintroduction ou de renforcement de populations, par la reproduction en captivité d' espéces en danger.

Liste des centres UFCS
Liste des centres LPO




Liste des centres indépendants

• Ardennes :
CAIO
08 Poix-Terron


• Ile-de-France :
Société protectrice des oiseaux des villes
66 rue Gabriel Péri
92320 Chatillon
tel: 01 42 53 27 22





Suisse

Musée d' Histoire Naturelle
CH-1700 Fribourg-Suisse


La Vaux-Lierre
Etoy (VD)


Museum
Neuchatel

 

 

Statistiques de l'UFCS

Buse variable                   Photographie D. Crickboom - UFCS-Yonne


UFCS : Union Française des Centres de Sauvegarde

Ces statistiques sont issues de données sur 4526 rapaces soignés en 2001 par 26 des 41 centres de soins français de la faune sauvage. Réalisées à l'initiative de L'oiseau magazine, elles ne peuvent que refléter partiellement de l'activité réelle des centres de soins puisque d'autres oiseaux ou d'autres animaux sont les hôtes habituels de ces centres. De plus, elles ne sont seulement représentatives que d'une partie des centres de soins. Par ailleurs, de nombreux rapaces blessés n'arrivent jamais dans les centres UFCS, parce qu'ils ne sont pas retrouvés ou qu'ils sont déjà morts au moment de leur découverte.

Listes des espèces recueillies en 2001
 Faucon Crécerelle                         1076 
 Buse variable 982 
 Effraie des clochers 655 
 Chouette hulotte 651 
 Chouette chevêche 223 
 Epervier d'Europe 212 
 Hibou moyen duc 211 
 Hibou petit duc 118 
 Busard cendré 88 
 Milan noir 55 
 Bondrée apivore 50 
 Busard Saint-Martin 39 
 Faucon hobereau 31 
 Grand duc 26 
 Faucon pèlerin 20 
 Autour des palombes 18 
 Milan royal 16 
 Busard des roseaux 12 
 Hibou des marais
 Circaète Jean-le-Blanc
 Vautour fauve
 Faucon émerillon
 Balbuzard pêcheur
 Buse féroce
 Faucon Crécerellette
 Faucon lanier
 Faucon sacre
 Aigle botté
 Aigle royal
 Buse africaine
 Pygargue
 Gypaète barbu

Les causes
 Route 1359 
 Ramassage des jeunes            945 
 Diverses (poison, maladie…)                                        705 
 Indéterminées 623 
 Choc objet fixe 300 
 Chasse 266 
 Dénichage actif 162 
 Electrocution 144 
 EDF 22 


"On remarquera que les rapaces paient un lourd tribut face aux véhicules. Rappelons à tous les conducteurs de lever le pied, notamment la nuit, pour préserver l'ensemble de la faune sauvage. Dans les principales causes de récupérations, on trouve "le ramassage des jeunes". Cela concerne essentiellement les jeunes nocturnes qui ont quitté le nid et se promène au sol. Là aussi rappelons les consignes : ne pas ramasser les jeunes. Les parents les surveillent et s'en occupent. Au mieux, les mettre sur des branches hautes pour éviter par exemple qu'un chien ne donne un coup de dent. Enfin signalons qu'un rapace victime d'une ligne électrique ne survit généralement pas, et n'est donc pas ramené aux centres de soins. Le nombre de 144 oiseaux récupérés ne représente donc qu'une infime partie du total des électrocutions".

Extrait de l'Oiseau magazine : supplément Rapaces de France N° 4





Journée Portes ouvertes à Mieussy (74)

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